vendredi 17 mai 2019

monastère de la Résurrection de la Nouvelle Jérusalem


monastère de la Résurrection de la Nouvelle Jérusalem


C’est en 1656 que le patriarche Nikon (1605-1681) décida de faire construire une « Nouvelle Palestine ». Le point central de ce projet grandiose en était le monastère de la « Nouvelle Jérusalem » Новоиерусапимский монастырь , bâti sur une légère éminence dominant la rivière Istra, symbole du Jourdain en Terre Sainte

Nikon le voulait entouré d’églises et de monastères qui symboliseraient les villages et lieux saints de Palestine. Ce qui couvre parfois des distances d’une dizaine de kilomètres.

Ainsi, dans un premier temps, l’église de la Nativité du Christ serait construite au village de Petrovskoe, l’église de la Transfiguration du Seigneur serait à Buzharovo, l’église de l’Ascension serait à Aleskino, l’église du prophète Élie sur la colline du cimetière.

Puis le projet prit de l’ampleur en envisageant le Monastère de la Résurrection sur la colline de Zion, l’Hermitage de la Théophanie, demeure du Patriarche, près du nouveau Jourdain, le couvent de Béthanie au village de Safatovo, l’église de l’Ascension au village de Voznesenskoe, le mont des oliviers, l’église de la Transfiguration au village de Mikulino-Preobrazhenskoe, le village de Capernaum, et l’église de la Sainte-Trinité-source-de-Vie au village de Troitskoe.

Monastère de la Nouvelle Jérusalem


Nous avons visité la cathédrale de la Résurrection de la Nouvelle Jérusalem qui symbolise l'église du Saint-Sépulcre. De même que l’église du Saint-Sépulcre, elle abrite un édicule correspondant à celui qui abrite le tombeau du Christ. 

 












 
Cette construction est entourée par une vaste enceinte dotée de 7 tours dont les noms correspondent à ceux des portes de Jérusalem. Au centre de l'enceinte on distingue la « cathédrale de la Résurrection ». Elle fut consacrée en 1697. Elle a été consacrée une seconde fois en 2013 après la restauration. Elle abrite une reconstitution de la chapelle bâtie sur le tombeau du Christ. Ce petit édifice possède en son centre une pierre ramenée de Palestine que les pèlerins touchent avec respect. Dans la partie nord de l'église se trouve l’église de l'assomption.


chapelle du Sépulcre - chevet
chapelle du Sépulcre - entrée
























Au cours de son histoire ce bâtiment a subi de nombreuses modifications architecturales. En 1723  la coupole fut détruite par un incendie. En 1749 il fut décidé par le chapitre des évêques de procéder à la reconstruction du dôme. Ce fut l'architecte italien Rastrelli qui fut choisi pour effectuer les travaux. Il proposa une construction en bois plus légère, percée de 60 fenestrons. Et l’intérieur fut orné de magnifiques motifs en stuc. Des panneaux de peinture inspirés des saintes écritures furent mis en place. Ceci ne concordait pas avec les préceptes édictés par Nikon, mais il n'était plus là pour s'y opposer. 





















Lors de la seconde guerre mondiale, la ville d'Istra fut brièvement occupée par l'armée allemande : du 27 novembre au 11 décembre 1941. Au cours des violents combats qui se déroulèrent le monastère fut presque complètement détruit. Nous admirons aujourd'hui une magnifique reconstruction de la totalité du site.



la rivière Istra
le skyte de la Théophanie,
ermitage du Patriarche Nikon



















C'est somptueux, mais il manque une âme...

Note aux voyageurs : De Moscou gare de Riga prendre l'electrichna qui part à peu prés toute les heures. 322 Roubles. Durée du trajet 1H20. En sortant de la gare quitter le parking et marcher vers la droite 150 mètres jusqu'à l’arrêt d'autobus qui vous dépose à l'entrée du site en 5 mn.



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