samedi 11 mai 2019

face Nord de l'arc de Koursk

Visite de la face Nord de l'arc de Koursk :
Koursk, Fatezh, Ponyri, Svoboda, Koursk.


Svetlana nous attend dès 9 heures dans un matin printanier. Nous allons parcourir la face nord de l'arc de Koursk pour visualiser sur le terrain les paysages de cette immense bataille. Nous allons circuler en minivan à une heure de route de Koursk.

Avant la sortie de Koursk un cimetière militaire précédé d'une esplanade accueille les dépouilles de plus de 1000 soldats.















 Plus loin sur la route qui conduit à Moscou (prospect Pobedy) un immense champ longiligne, majestueux, long de près de 2 km, regroupe plusieurs édifices commémoratifs. Après un imposant clocher de facture assez classique qui s’élance élégamment vers le ciel se trouve un arc de triomphe. Ses quatre piliers sont ornés de sculptures allégoriques représentant au nord les militaires contemporains tankistes et d'infanterie; et côté sud un militaire en shako de l’époque napoléonienne et un guerrier historique.

















 

Ensuite se trouve une majestueuse statue du maréchal Joukov et enfin la stèle conférant à la ville par décret présidentiel du 27 avril 2007 le statut de « cité de la gloire militaire ».

























Du coté soviétique la personnalité marquante qui assure le commandement et les succès du front nord est celle du général Rokossovski

Constantin Rokossovski est issu d'une famille polonaise ayant perdu ses titres de noblesse au milieu du XIXe. Il participe à la première guerre mondiale comme volontaire dans l'armée tsariste. Il est nommé officier en 1917. Pendant la guerre civile russe, il affronte les troupes (blanches) de l'amiral Koltchak sur le front est. En 1930, il prend le commandement de la 7e division de cavalerie de Samara dont un des commandants de brigades n'est autre que Joukov.

Le 27 juin 1937, Constantin Rokossovski est exclu du parti communiste pour « baisse de vigilance ». Le 22 juillet, il est renvoyé de l'Armée rouge pour « écart de service ». Le 17 août 1937, il est arrêté pour sabotage et espionnage au profit de la Pologne et du Japon — il aurait été dénoncé pour avoir rencontré le chef de la mission militaire japonaise à Harbin en 1932.

Après avoir été torturé (perte de 9 dents, arrachage des ongles, 3 côtes brisées, 3 simulacres d'exécution), il est emprisonné à la prison Kresty de Léningrad. Il est finalement libéré le 22 mars 1940 sur intervention du maréchal Chapochnikov pour être réintégré dans l'Armée rouge, comme de nombreux officiers supérieurs arrêtés pendant les Grandes Purges.



Il affiche son autorité et son art de la guerre dans plusieurs commandements et obtient la confiance de Staline. Dès 1941 il joue un rôle majeur dans les batailles de Doubno (juin 1941) puis Smolensk (juillet 1942), Moscou (septembre 1941), retraite du Don (juillet 1942) et Stalingrad (décembre au 31 janvier 43). Détail amusant Rokossovski a ensuite utilisé le véhicule du général allemand Von Paulus dont il avait obtenu la reddition.
(image ci-contre)



Lors de la bataille de Koursk Il est l'un des principaux artisans du plan de bataille soviétique en deux étapes : défensive puis offensive, les positions défensives qu'il a mises en place seront d'une telle efficacité qu'elles stoppent quasi immédiatement l'offensive allemande sur le flanc nord du saillant et permettent même de mettre une partie des réserves à disposition de Vatoutine en difficulté sur le flanc sud. Il dirige ensuite la contre offensive sur Orel.
















En novembre 1944, Rokossovski est transféré sur le 2e front biélorusse, qui avance en Prusse orientale puis à travers le nord de la Pologne jusqu'à l'embouchure de l'Oder à Stettin (aujourd'hui Szczecin). Le 3 mai 1945, il rejoignit la 2e armée du maréchal britannique Bernard Montgomery à Wismar, en Allemagne, tandis que les forces de Joukov et Ivan Koniev s'emparaient de Berlin pour mettre fin à la guerre.

Source wikipedia

Il a l'honneur de commander la parade de la victoire sur la place Rouge le 24 juin 1945 que l'on peut visionner sur you tube : Parade 1945
le cheval du Général Rokorovski piétine les insignes faschistes


A Ponyri qui fut un bourg labouré par les bombardements nous découvrons une localité tranquille avec un petit musée de quelques pièces. Devant la gare se déploie un vaste espace commémoratif devant lequel veille un canon autotracté qui fait office d'amusement pour les enfants. Il est frappant de constater que les horizons sont vastes. Cette région à peine ondulée permettait certainement une vision lointaine des objectifs. Il ne reste rien des abris et tranchées. (sauf reconstitution touristiques)


horizons immenses : montage de 4 photos

l'Ange de la Paix,
tourné vers l'ouest
d'où est venue la guerre
reconstitution d'un poste d'observation

















Monument commémoratif
de l'action des sapeurs

Les trois visages reflètent des émotions différentes,
mais toutes exaltent le courage des combattants




















"Ici il n'y avait ni ville ni village, ni route ni rivière,
Il y avait des hommes russes qui combattaient"



OL khovatskiy
monument dédié aux artilleurs
Ouest de Ponyri





















Mémorial devant la gare de Ponyri

sépultures de milliers de soldats
devant la gare














A Svoboda un musée présente matériels, documents et armes, ainsi qu'une reconstitution de l'abri où Rokossovski avait établi son QG. En fait son véritable abri se trouvait probablement dans le périmètre du monastère tout proche. Ce monastère pratiquement totalement détruit durant la guerre a été magnifiquement reconstruit.

Nous apprenons que les soldats en mal d'enveloppes envoyaient à leurs familles des lettres soigneusement pliées en triangle comme celle figurant sur la photo. Les formats rectangulaires étaient réservés à l'administration et contenaient généralement de mauvaises nouvelles.


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au musée de Svoboda










reconstitution du bunker du général Rokossovski






reproduction d'une lettre pliée en triangle




le musée en plein air


















  " … Il y a peu de temps libre. Il faut apprendre beaucoup de choses sur le tas. Mais il ne faut pas se décourager. Nous vaincrons. Maman, Papa et grand-mère, ne vous inquiétez pas pour moi. Ne pleurez pas. Tout va bien. Votre fils Kolia."
                 Nikolaï Dronov. Tué près de Kertch en 1942

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monastère "Notre Dame du Signe"
Icône de la Mère de Dieu du Signe de Koursk
























 
L'icône de la Mère de Dieu du Signe de Koursk est une des icônes les plus anciennes de l’Église russe.
Au XIII ème siècle, lors de l'invasion tatare, la ville de Koursk, ravagée par des hordes venues de Batou, tomba dans l'oubli. 
Le 8 septembre 1295, dans son voisinage, un chasseur vit, à la racine d'un arbre cette icône, face contre terre. Le chasseur la prit et la reconnut comme l'icône "Du Signe" de Novgorod [basée sur la Parole de l’Écriture: C'est pourquoi le Seigneur Lui-même vous donnera un signe: Voici, la jeune fille deviendra enceinte, elle enfantera un fils, Et elle lui donnera le nom d'Emmanuel (Isaïe 7:14).]. 
Or dès que le chasseur la souleva de terre, immédiatement à l'endroit où elle se trouvait surgit avec puissance une source d'eau pure.
Le monastère a été construit sur ce site.
Les pèlerins viennent toujours recueillir l'eau du puits qui existe près de l'entrée.
en descendant vers la rivière

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